Pierre Michon, Vies minuscules, Gallimard « Folio », 2008, p. 38.
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Pierre Michon, né aux Cards, petit hameau de la commune de Châtelus-le-Marcheix, en 1945, fait irruption dans le paysage littéraire en 1984, avec la publication chez Gallimard de son premier ouvrage, Vies minuscules, ensemble de huit portraits, se répondant l’un l’autre, évoquant le départ d’une terre rude, la disparition, la mort, dépeignant, en les magnifiant, des personnages « simples » connus et transfigurés par l’auteur.
La deuxième de ces Vies minuscules est celle d’Antoine Peluchet dont on ne sait rien ou si peu ; sa naissance et son enfance au Châtain, puis son départ ou plutôt sa disparition qui le transforme en figure, support au mythe, entretenu par Fiéfié, « un être un peu simplet et porté sur la boisson », au gré de ces moments passés « dans les bistrots de Chatelus, Saint-Goussaud, Mourioux, dans les dires nés du vin que la fatigue décuple ».
+ « Pierre Michon : au nom du fils », Le Matricule des anges
Sylviane Coyault-Dublanchet, La Province en héritage. Pierre Michon, Pierre Bergounioux, Richard Millet, Droz, 2002.
Agnès Castiglione, Pierre Michon, livre-CD, Culturesfrance Éditions – Textuel, « Auteurs », 2009.