David Ossipovitch Widhopff
Parade burlesque (1924)

 

Huile sur toile
n° inventaire P484
© Musée des Beaux-Arts de Limoges – Palais de l’Évêché

Photo : Frédéric Magnoux © Musée des Beaux-Arts de Limoges – Palais de l’Évêché

L'œuvre et le territoire

Né à Odessa (Crimée) en 1867 et mort dans les Yvelines en 1933, Widhopff, étudia d’abord à l’Académie royale de Munich dont il fut lauréat, avant de gagner Paris. Inscrit à l’Académie Julian entre 1887 et 1890 - parmi ses condisciples l’on relève les noms de Maurice Denis et Paul Ranson - il suit également les cours de Bouguereau, chantre de l’art officiel, avant de partir brièvement au Brésil diriger une école des Beaux-Arts. À son retour, il figure au Salon des Artistes français puis participe aux autres grands salons de peinture. Installé à Montmartre, il y rencontre les célébrités de la Belle Époque qu’il croque avec ironie dans des portraits-charges reproduits dans le Courrier français aux côtés de ceux de Forain. Il réalise aussi au détour du siècle et encore dans les années vingt des affiches pour la célèbre galerie Vollard et des cartons de tapisserie pour la manufacture de Beauvais.

Widhopff fut loué tant pour la diversité de ses moyens d’expression qui lui permettaient de manier à la fois le crayon pour des dessins subtils et la brosse pour de larges compositions vigoureuses, que pour sa physionomie expressive qui associait conquête de la couleur et humour. Il sombra néanmoins dans l’oubli après sa mort, en raison sans doute du désintérêt longtemps manifesté par les historiens à l’égard des illustrateurs et assurément de la disparition d’ensembles décoratifs spectaculaires, comme celui réalisé pour le Cirque-Théâtre de Limoges (1924).

L’inauguration du Cirque-Théâtre de Limoges, le 16 octobre 1925, révéla au public la polyvalence de la salle de spectacle et l’ampleur de la décoration réalisée par David Widhopff. Constitué de grandes toiles marouflées, c’est-à-dire collées sur les parois, cet ensemble se répartissait entre la salle qui comprenait quinze panneaux historiés dont treize fixés à son pourtour, au faîte des gradins, et l’entrée qui en présentait huit. Au total, la surface peinte était impressionnante : quelque 150 m2 sans compter, dans la salle, les panneaux ornementaux décorés de guirlandes feintes que scandaient des colonnettes dorées ainsi que la frise ponctuée d’étranges mascarons qui suscitaient plus ou moins d’inquiétude selon l’âge des spectateurs… Cette composition monumentale, commandée à la fin de 1923, datée de 1924 et livrée au cours de l’été 1925, évoquait un monde chimérique et réel où grouillaient acrobates, personnages mythologiques et de la Commedia dell’arte, types sociaux truculents et cocasses, évocations de songe...

Localisation

Limoges (Haute-Vienne)

Mots clés

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