Robert Margerit, Le vin des vendangeurs, (Paris) Éditions Colbert, 1946, p. 282-283.
© Luc Arrou, Marie-Paule Desmoutiers-Menard
Robert Margerit, journaliste et écrivain né le 25 janvier 1910 à Brive-la-Gaillarde et mort le 27 juin 1988 à Limoges.
Bien qu’il ait paru en 1946, le Vin des vendangeurs a été conçu et ébauché beaucoup plus tôt. Il contient ainsi en germe les œuvres à venir.
Dans ce roman d’apprentissage qui se déroule à Limoges, l’accent est mis principalement sur deux jeunes étudiants qui cherchent leur voie, l’un — Sylvain Lazare — dans la peinture, l’autre — Philippe Mora — dans l’écriture. (On retrouve ainsi avec intérêt les deux facettes de Robert Margerit qui oscilla entre ces deux passions).
Parallèlement se poursuit leur « Éducation du cœur et des sens » (Madeleine Berry, cf. Bibliographie) auprès de personnages féminins qui annoncent les romans à venir : la femme mûre, « païenne et intelligente », la jeune femme vénéneuse et exclusive, mais aussi la jeune fille encore candide, qui promet un bonheur simple.
Ce roman reflète tout à fait les idées et les choix esthétiques de l’auteur en matière de peinture et de littérature. Par ailleurs, le lecteur est fasciné par ses peintures de la campagne limousine. La plupart des promenades et des scènes de baignade ont pour décor des vallées, des rivières et des forêts et collines limousines dont la description séduit le lecteur, ne serait-ce que parce qu’elles nous rappellent les toiles de Rubens, Renoir, Rembrandt, Manet et bien d’autres grands maîtres de l’art pictural.
Dans ces deux extraits, Philippe Mora se rend à Meuzac, afin de rencontrer la famille de la jeune fille dont il est épris à ce moment-là, et surtout pour entendre les légendes limousines contées par la grand-mère.
Madeleine Berry, Robert Margerit, suivi de « Cortège des ombres » de Robert Margerit, Rougerie, 1956.