Jean Blanzat, La Gartempe, Gallimard, 1957, p. 68-69.
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Né à Domps (87) en 1906, Jean Blanzat fréquente l’école primaire d’Eymoutiers et poursuit ses études secondaires à Bellac. Il entre à l’École Normale d’instituteurs de Versailles en 1922 et publie, en 1930, son premier livre, Enfance, où s’exprime la nostalgie du pays natal. Ce récit autobiographique marque les débuts d’une production littéraire peu abondante – moins d’une dizaine de titres entre 1930 et 1966. Romancier de l’intériorité, conteur fasciné par l’au-delà ou poète du terroir, Blanzat laisse une œuvre sombre et forte, qui fut saluée en son temps par le Prix de l’Académie française (L’Orage du matin, 1942) et le Prix Fémina (Le Faussaire, 1962).
Ami de Ghéhenno qui l’introduit à Europe, du peintre Lucien Coutaud, de Jean Paulhan et de François Mauriac (auquel il dédie, en 1957, La Gartempe), et de bien d’autres écrivains, Blanzat fréquente le milieu de la NRF et s’engage dans l’aventure des Lettres françaises clandestines. Cet infatigable lecteur rend compte pendant quinze ans des « romans de la semaine » pour le Figaro Littéraire. Directeur littéraire chez Grasset, puis membre du comité de lecture chez Gallimard, il meurt en 1977 à Paris. Son dernier roman, L’Iguane fut préfacé par Raymond Queneau.
Dans La Gartempe, Blanzat fait la part belle à la description de la rivière, des flots, du fantastique et de la puissance érotique de l’eau. Nous avons situé ces extraits le long d’une randonnée à Bessines, sur les bords de La Gartempe, où on trouve encore une écluse en activité.
+ La fiche de Jean Blanzat sur le site de l’IMEC
Pour saluer Jean Blanzat, sous la direction de Myriam Boucharenc, PULIM, 2007.